*(célibataire longue durée)
Que ce soit par choix, par dépit, par malchance ou pour rien ; le CLD à des sources multiples, mais des caractéristiques bien communes.
Le CLD regarde les couples de travers. Ricane devant les "chéri-d'amour/mon-coeur-en-sucre", lève les yeux au ciel devant les paloches que se roulent les ados devant les lycées et marmonne des tirades incompréhensibles (dont ressortent simplement des mots comme "atteinte à la pudeur", "grognard", "hotel pourça") quand il passe devant des jeunes couples affalés dans les parcs.
Le CLD ne deteste les couples que quand lui n'en fait plus partie, bien sur (si c'est plus durable on appelle ça un misanthrope, voir un sociopathe).
Le CLD est un peu aigri, il crache sur la St valentin (pff, de tte, c'est super commercial quoiiii), sur le romantisme en général et surtout, SURTOUT sur les gens casés qui osent se plaindre (OOOooOOOh j'ai pas eu mon 10 eme texto de la journée.. quel connard !!!(sic!)) .
Le CLD adore entendre les nouvelles de qui est avec qui, se réjouit se voir ses amis heureux en couple, et quelque part est parfois content quand ils le sont moins. Non pas par jalousie. Juste il apprécie de voir que c'est pas si simple d'être à deux et, là seulement il savoure son célibat, la chance de ne plus risquer d'être malheureux brutalement.
Le CLD ne pleure plus quand il voit la place vide dans son lit, pour la simple raison qu'il l'a depuis longtemps remplacée par un Ours en peluche, et s'est depuis longtemps convaincu que c'est bien mieu comme ça. (nounours, de toute façon ne ronfle pas, ne donne pas des coups dans son sommeil, et ne prend pas toutes les couvertures).
Le CLD a de même réussi à se convaincre qu'il ne cherche plus la superficialité de l'amour, et s'est répété inlassablement que les couples longues durée qui finissent pas s'épouser divorcent les premiers, et se retrouvent seuls en ayant gaspillées leurs meilleures années (oubliant le fait insignifiant que lui étant seul n'en profite pas beaucoup plus). Le CLD est un veinard (ou du moins il essaie de persuader tout le monde qu'il l'est).
Le CLD s'enorgueillit de fait qu'il est un coeur un prendre. Qu'il est disponible pour la fille/le mec canon, drole, intelligent, et sans problèmes psychiatriques cachée qu'il croisera. Il expliquera la durée de son célibat en prouvant par A+B que cette perle n'existe pas, taisant ainsi que oui, il l'a bien croisée, mais que celle-ci ne l'a même pas regardé.
Le CLD peut enfin suivre toute la saison de sa série préférée. Bon, ok de SES séries préférées. Pour la simple et bonne raison que lui, n'étant pas en train de forniquer avec sa moitié, dispose du temps nécessaire pour regarder les 3 épisodes d'afilé de docteur House, desperate housewives ou ugly betty.
De plus, en cas de baisse de baise chez les couples, il n'a pas à se battre une demi heure avc son chéri pour décider du programme. Bataille qu'il fini en général par perdre, étant de notoriété publique que hugh Laurie ne fait pas le poids face à l'O.M. (ou l'inverse selon qui porte la culotte dans le couple)
Le CLD c'est un peu tout ça. Une façade, une fierté, parfois même une blessure qui tiraille encore un peu et qui le retient d'aller de l'avant, un manque de confiance en lui qui le rend hésitant. Il cache sa solitude en échangeant parfois son nounours avec un être humain, juste pour créer, ou recréer l'illusion, le temps d'une étreinte qu'il n'est pas seul au monde. Il a finit par croir que s'il était seul c'est parce qu'il était trop comme ça ou trop comme ci, ou pire que personne ne le vaut.
Le CLD crève d'être seul, crains de ne plus l'être, pense qu'il ne saura pas ou plus gérer une relation, même il ne rêve que de ça.
Demain, ça fera un an exactement. On va pouvoir parler de CLD. Alors, les gars, frappez moi si je m'aigrie : je veux pas devenir comme ça...